Un nouveau Chemin de Croix à Réville
Suite à la restauration importante de l’église de Réville, un nouveau chemin de croix vient d’être posé
dans les bas-côtés, après consultation des autorités compétentes et avec toutes les autorisations nécessaires.
L’ancien ne pouvait être restauré puisqu’il était incomplet. Le nouveau nous est offert par Jacques Bacheley, ancien professeur d’Arts plastiques en lycée et collèges et peintre.
Ce chemin de croix illustre le combat des ténèbres contre la lumière annoncé dans le prologue de l’évangile de Jean. « En lui (Jésus) était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée. » (Jean 1, 4-5) Car « en lui habite toute la plénitude de la divinité, corporellement. » comme l’écrivait déjà st Paul aux Colossiens (Col 2,9).
Sur 15 panneaux de bois de petites dimensions, sont présentées la passion, la mort et la résurrection de Jésus. De manière symbolique, les cris, les accusations assaillent Jésus comme des flèches ou des coups de lance :
La violence s’acharne contre le Juste (1ère station). Le corps de lumière est chargé du poids de la misère du monde (2e station). Le poids est lourd (3e station), très lourd (7e station), écrasant (9e station). Sur le chemin, Jésus fait des rencontres bouleversantes : Marie, sa mère (4e station), Simon de Cyrène (5e station), Véronique (6e station), les femmes de Jérusalem (8e station).
Chaque tableau livre un message : la douleur intense d’une mère face à la souffrance et la condamnation de son fils, la lumière du Seigneur qui rejaillit sur le disciple, le visage tuméfié du Seigneur, et, en arrière plan de la dernière rencontre, à travers la lumière rouge, la souffrance à venir du peuple juif.
Et puis, Jésus est dépouillé de ses vêtements, laissant apparaître un corps blessé, lacéré (10e station). Une main clouée nous met en face de la violence de la crucifixion (11e station). Et c’est la mort : Jésus passe de ce monde à son Père, c’est le silence de la croix (12e station). Au pied de la croix, Marie reçoit le corps mort de son fils et l’enveloppe de son manteau de tendresse (13e station), avant que le corps de lumière ne soit déposé dans la nuit du tombeau (14e station). Mais au matin de Pâques, le tombeau ouvert laisse surgir la victoire de la lumière de l’Amour sur les ténèbres de la mort (15e station).
Merci à Jacques de nous offrir cette belle œuvre de croyant.
Pierre Tournerie
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